Il Cantico delle Creature, l’esaltazione del cielo

Ce projet qui rend hommage au Cantique des Créatures de saint François d’Assise, première poésie en langue italienne, au travers d’une diversité de formes artistiques et de points de vue. Le projet, imaginé par Fabio Dolce et réalisé en collaboration avec Antonino Ceresia, exalte la rencontre des arts et mélange la vision sacrée et la poésie du saint au regard profane porté par les deux artistes sur la vie du saint. Danse, chant, peinture, théâtre, lumière et musique sont réunies pour un moment d’effervescence créative. Le fil rouge est un pont entre les arts au passé et au présent. En s’appuyant sur le patrimoine artistique, les deux chorégraphes poursuivent leur travail, entamé à la tête de leur compagnie Essevesse, de sensibilisation aux nouvelles formes d’art. L’intention est de toucher un public très varié et d’explorer un processus créatif en mouvement : en favorisant l’équilibre entre la valorisation des œuvres du passé et l’expérimentation ancrée dans le présent. Le spectacle de danse s’articule autour des peintures inspirées du Cantique des Créatures signées par Madè et est accompagné par une musique électronique réalisée par Phanuel Erdmann. L’ensemble est sublimé par les chants d’un chœur et leurs musiciens accompagnateurs qui constituent la scénographie vivante de tout le spectacle, le tout enveloppé par une installation lumineuse mouvante et permanente.


Experimental HarpDance  

Les chorégraphies qui sont créés et dansées par Fabio Dolce et Antonino Ceresia, ont permis un véritable dialogue entre les acteurs impliqués, qui ont, entre autre, échangés leurs rôles de scène: les musiciens jouent les danseurs et vice-versa. Le tout s’articule au tour de l’expérimentation sonore transformant des instruments traditionnels lyriques en éléments de production de sons plus modernes et audacieux, prenant une nouvelle vie en dansant avec les interprètes. La harpiste Giorgia Panasci a révolutionné la façon de voir et entendre son instrument lors de cette collaboration. La production soignée par Francesco Panasci Management s’est engagée dans la communication et diffusion de ce projet, en promouvant le « made in Sicily » dans un moment propice pour Palerme, capitale italienne de la culture 2018.


Ne Bouge Pas 

Un pas en arrière, un très grand pas : un saut de quinze ans en arrière. La dualité d’un homme face à son souve­nir le plus beau et le plus douloureux. Un parcours à l’inverse, où l’on voit les deux facettes d’un homme, par moment en contraste, par d’autres en se soutenant et en s’accordent à l’unisson. Un homme doublé, un homme qui tombe, qui se relève, qui se bagarre et qui cherche le soutien et l’amour au sein de ce souvenir. Les deux danseurs observent et désavouent les faiblesses de l’autre, incarnant la scission d’un seul être et tout le désarroi qu’il doit vivre. La sensibilité de l’interprétation de cette pièce est de ne former qu’un seul être à l’appel de l’image troublante et sensuelle de cette femme qui reste toujours présente a jamais. La création est soutenue par Klap maison pour la danse à Marseille.


Red falling 

Cinq facettes d’une femme en quête d’un changement physique et mental. Parcours d’une métamorphose qui se réalise avec l’individualité de chaque interprète, entraînant une réaction en chaîne qui s’articule sur la symbolique de l’étoile à cinq branches représentée par Leonardo Da Vinci, “l’Homme de Vitruve”, qui tente de rompre avec l’un pour devenir autocentré. Le chorégraphe développe ainsi un jeu de réactions en chaîne dicté par l’élément déclencheur, entraînant les interprètes en une recherche des éléments qui les caractérisent. La création nait d’une volonté commune avec l’Institut Français de Palerme assisté par le chorégraphe Dolce Fabio, suite à cette expérience, l’académie des beaux arts favorise la réalisation d’un film sur la pièce. 


Nel Blu

Un homme devient un souvenir : le vit-il ? Souffre-t-il ? Voudrait-il l’oublier ou simplement partager des fragments de sa vie avec le monde ? Un poème qui parle d’un homme de guerre, qui se laisse traverser par une rivière d’images, et cette eau qui le lavera, lui donnera une nouvelle peau. C’est le moment où le passage a lieu, un moment de purification où la renaissance crée une nouvelle version de cet homme. Création à l’occasion du dixième anniversaire du festival Made in Cannes sous la direction de René Corbier et de La Nuit des Etoiles à Mougins sous la direction de Paola Cantalupo.


Opposite way

OPPOSITE WAY  se traduit par un chemin qui sublime enfin les êtres, les menant à la lumière. Un chemin plein de rencontres et de découvertes inattendues d’autres dimensions, d’idées, de l’autre. Une recherche inspirée par la théorie de la Terra creuse, un jeu intrigant et mystérieux dans lequel les qualités interprétatives des cinq danseurs sont mises en valeur. Un pari avec soi-même pour atteindre l’autre dimension, un désir qui se glisse dans les profondeurs de chaque individu et détermine ses actions. La voie inverse a été créée en 2013 pour le cycle DNSP de l’École supérieure de danse de Marseille.


ON/OFF 

En supposant que la perception du monde de l’être humain soit partielle, Antonino s’intéresse au corps qui crée le lien entre l’essence de l’homme et tout ce qui l’entoure. Le lien entre l’âme et l’espace concret. Le monde est une alternance continue d’activités ON et OFF et chaque expérience provient de la nature de cette formule binaire. La perception en est son fruit. Toutes les formes et tous les phénomènes de l’univers expriment le ON et le OFF, et nos sens sont tels que nous pouvons percevoir le ON et non le OFF. Pourtant, sans le OFF, nous ne ferions pas l’expérience de la complexité de notre perception. Antonino est plongé dans un processus qui l’amène à éclairer l’imperceptible : un jeu entre l’individu, l’espace et la matière qui l’entoure. Une création chorégraphique, deux versions, une première version féminine et plus tard un masculine. Est-ce si différent ? Deux histoires distinctes, mais pas tellement, pas si inégales que toutes les autres, mais la perception du monde, de l’autre, de la vie elle-même est si unique. ON / OFF peut donc être interprété comme le décodage de la transmission d’un solo créé initialement pour une femme à un homme, dans le but de créer une unité d’interprétation. Le tout soutenu par une création scénographique vivante composée d’images projetées en interaction avec les danseurs qui, grâce à l’utilisation de la science, proposent aux spectateurs un voyage sensoriel visuel inhabituel. La création a été soutenue par Le Transformateur à Allauch (FR), L’Espace Dantza à Pau (FR), La Fabrique Mimont à Cannes (FR), Scene 44 n + n Corsino à Marseille et une subvention de la région PACA sud (FR).